L'automne 2006 a vu l'ouverture au grand public d'un site Internet consacré aux expositions organisées et présentées au château de Pau. Les présentations au public de ce projet ont eu lieu pendant les journées du Patrimoine et la mise en ligne définitive s'est faite le 13 septembre 2006. La première exposition que les internautes peuvent découvrir est celle du photographe Didier Sorbé, qui fut présentée au château de Pau en 2004 : Didier Sorbé, mémoire de monuments.
Les expositions virtuelles déjà en ligne
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© MNCP 2007-2008. |
Du 23 novembre 2007 au 24 février 2008, le musée national du château de Pau a présenté une exposition de ses plus beaux dessins. Parallèlement était mis en ligne le catalogue raisonné de la collection, à l’issue d’un long travail d’étude scientifique.
Réalisée en partenariat avec la Réunion des musées nationaux, l’exposition avait permis de montrer aux visiteurs quatre-vingt-trois oeuvres graphiques des XVIIe-XXe s. récemment restaurées et qui ne peuvent être que rarement exposées en raison de la fragilité même de leur support. Le musée a souhaité prolonger l’exposition sous une forme virtuelle en présentant dans leur totalité des ensembles de dessins dont seules quelques pièces avaient pu été montrées lors de l'exposition : dessins de paysages et de monuments pyrénéens du fonds Houbigant (XIXe s.), dessins illustrant La Partie de chasse de Henri IV de Charles Collé (XVIIIe s.), portraits sur vélin du début du XVIIe siècle etc. Complétées d’une présentation de la politique d’enrichissement, de catalographie et de restauration de la collection du musée et d’une bibliographie, cette petite exposition virtuelle est le complément indispensable du catalogue de l’exposition de 2007-2008 et du catalogue en ligne (www.dessinsdepau.fr).
Commissariat de l’exposition virtuelle
Paul Mironneau, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée national du château de Pau et Claude Menges-Mironneau, docteur en histoire de l’art.
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© MNCP 2011. |
En 2005-2006, deux expositions à Pau
Pour un peintre à (re)découvrir
Du 16 décembre 2005 au 19 mars 2006, le Musée national du château de Pau et le musée des Beaux-Arts de Pau ont présenté une double exposition sur l’œuvre du peintre Eugène Devéria (Paris, 1805-Pau, 1865) : Eugène Devéria.
La peinture et l’histoire et Eugène Devéria. Variations sur les genres artistiques. L’occasion fut ainsi donnée aux visiteurs de redécouvrir un peintre qui eut son heure de gloire au Salon de 1827, où il incarna passagèrement l’audace et le succès de la nouvelle école romantique avec sa Naissance de Henri IV, une œuvre qualifiée par Théophile Gautier de « chef d’œuvre de l’école française, une toile à mettre sans inquiétude à côté des plus belles fresques vénitiennes ». La Naissance de Henri IV, dont le peintre réalisa lui-même plusieurs copies, reste parmi les images consacrées de l’histoire de France forgées par le XIXe siècle. Ce début de carrière prometteur se poursuivit avec des commandes officielles pour le Louvre, le château de Versailles et surtout le grand chantier de la cathédrale Notre-Dame des Doms. Mais frappé par la maladie en 1841, le peintre se retire à Pau où il se convertit deux ans plus tard à un calvinisme fervent. Si la religion devient le pivot de sa vie, il n’en poursuit pas moins une activité artistique soutenue, avec des envois réguliers au Salon, mais de moins en moins appréciée des critiques. Dès 1845, le poète Charles Baudelaire évoque avec cruauté « le défunt talent d’Eugène Devéria ». En Béarn, loin des salons et des courants artistiques parisiens, le peintre vit avec une véritable famille recomposée, son épouse, sa fille Marie, une nièce, un neveu. Il gagne sa vie grâce à un atelier de dessin et en réalisant des portraits, en particulier pour les riches hivernants étrangers ou les curistes qui fréquentent les Eaux-Bonnes en été. Des séjours à l’étranger, les Pays-Bas et l’Écosse, ne lui permettent pas de faire redémarrer une carrière qui restera stagnante jusqu’à sa mort à Pau en janvier 1865.
Les deux expositions de 2005-2006, proposées à l’occasion du deuxième centenaire de la naissance d’Eugène Devéria, ont permis de redécouvrir cette figure du romantisme. Elles ont également permis, à travers l’œuvre de ce peintre, de mieux comprendre la part qu’il prit, dans le milieu du XIXe siècle, à l’élaboration d’une représentation collective du passé.
En 2011, une exposition virtuelle
dévoile L’homme et l'Artiste
A présent, le travail de recherche autour des deux expositions de 2005 fait l’objet d’une nouvelle valorisation par le biais d’une exposition virtuelle qui permet de prolonger la (re)découverte d’un artiste et d’un personnage passionnant.
L’exposition virtuelle s’articule autour de 5 parties thématiques qui, de la naissance à la mort d’Eugène Devéria, retracent sa carrière et son œuvre, mais aussi sa vie, ses croyances religieuses et ses relations avec ses proches. Chaque partie comprend 3 à 4 chapitres, eux-mêmes illustrés d’un ensemble de reproductions d’œuvres ou de documents, assortis d’un commentaire. Cette section au fort contenu historique et documentaire a été enrichie par le dépouillement systématique du Journal d’Eugène Devéria mené au Musée national du château de Pau dans la perspective des expositions de 2005 et d’une éventuelle publication. Quelques extraits choisis de ce Journal tenu pendant près de vingt ans par l’artiste illustrent d’ailleurs chaque chapitre de l’exposition virtuelle.
Commissariat de l’exposition virtuelle
Isabelle Pébay-Clottes, conservateur en chef du patrimoine au musée national du château de Pau.
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Le musée national mène également une ambitieuse politique culturelle en programmant chaque année une à deux expositions temporaires au château.
En lien étroit avec les collections et l’histoire du musée - Henri IV et son temps, paysage et patrimoine -, les expositions temporaires permettent une approche renouvelée et un approfondissement scientifique de ces thématiques. S’y ajoute depuis quelques années la présentation d’œuvres d’artistes contemporains, rétrospectives ou créations originales inspirées par le lieu.
La grande majorité de ces expositions temporaires est accompagnée d’un catalogue imprimé, en vente à la boutique du musée, et d’un dossier pédagogique à destination des enseignants.
© Musée national du château de Pau - RMN